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Histoire du bâtiment

L’ÉDIFICE 

Situé dans la commune d’Alger-centre (Wilaya d’Alger), à quelques centaines de mètres de la Place des Martyrs, le théâtre, qui porte le nom du grand dramaturge algérien Mahieddine Bachtarzi, a été construit durant la période s’étendant entre mai 1850 et septembre 1853.
Le théâtre, qui devait au début être construit à l’actuel Place des Martyrs, fut édifié sur le terrain d’une ancienne caserne des gardes turcs.
Œuvre des architectes français Charles Frédéric Chassériau et Justin Ponsard, le bâtiment, qui portait le nom de à l’Opéra, est un véritable joyau architectural. De style mêlant gothique et renaissance simplifié. De larges escaliers en pierre donnent accès à sept portiques en saillies, chaque portique encadré par de deux pilastres cannelés, coiffés de chapiteaux ioniques d’une beauté remarquable. Les volutes y sont petites et reposent sur une échine ornée d’oves. Le tailloir de chaque chapiteau est décoré d’une couronne symbole de réussite. Ces pilastres supportent un entablement avec une frise ionique. Ces portails ont chacun un tympan semi-circulaire orné de rayons et des statuettes. Au niveau de la clef d’arc de la porte, un élément purement esthétique et décoratif. Au-dessus de l’entablement, un oculus entouré d’ornementations.
Au premier étage, trois larges baies vitrées et quatre doubles fenêtres à entrecolonnement éclairent l’intérieur du foyer. En dessus, au deuxième étage, des portes fenêtres donnant accès à des terrasses d’où l’on découvre la ville. Le tout coiffé par un dôme.  En plus de ces ouvertures vers l’extérieur, le visiteur découvre des médaillons, arabesques, rosaces, acanthes, rinceaux, pilastres, frontons, chapiteaux entre les colonnes, cariatides, putti dans les niches, appareillages,  et surtout ces colonnes supportant l’entablement constitué d’une frise continue de style corinthien sculptée de grosses fleurs sont à découvrir.