Le Théâtre National Algérien, Mahieddine BECHTARZI, a présenté à ses fans, Mercredi soir (05 Février), une pièce critique du metteur en scène Ahmed Rezzak, intitulée « Khatini », produite par le théâtre régional de Mostaganem Djilali Abdelhalim.
« Khatini » a abordé la situation politique Algérienne à travers le choix du réalisateur à intégrer des aspects du mouvement populaire sur scène, et il a excellé, en cela, en présentant une histoire fictive basée sur un dialogue intéressant et des situations ironiques.
Le réalisateur, Ahmed Rezzak, a abordé un conflit entre deux générations, une génération qui s’agrippe à sa domination sur la société et une, autre, ambitieuse cherchant à la remplacer pour diriger sa destinée. Il destine ses critiques aux régimes corrompus contrôlés par des vétérans et qui font ratés toutes opportunités et toutes options aux jeunes qui n’ont que la voie de la migration pour solution alternative.
« Khatini » est le nom qu’a pris le dernier jeune homme candidat à l’immigration pour rejoindre les jeunes de son pays, déjà, partis. La pièce débute par une peinture montrant un mari âgé contraint de voir le fils « Khatini » qui s’apprête à quitter le pays où seuls les vieux sont restés. Les deux personnes âgées refusent à leur fils ce désir de partir de peur du sort inconnu qui l’attend. Tandis que les autorités du pays le pourchassent pour l’empêcher de voyager, malgré l’obtention d’un visa, pour cause de ce que peut occasionner son voyage aux relations de son pays avec les autres Etats.
Le jeune « Khatini » change d’opinion, entrainé dans une passion d’amour pour son amie « Iman ». Il choisit grâce à, cet espoir, de manifester contre le système politique existant dans le pays afin de faire changer la situation en un avenir meilleur. Mais, rapidement, les autorités l’arrête ce qui provoque un immense chagrin à sa mère, à son père et à sa petite amie. La mère décide, à son tour, de sortir dans la rue pour demander sa libération pour que se termine la pièce par un grand cri de « Iman » qui dit « ça suffit », et s’en suit la chute des membres du régime qui s’entremêlent entre eux.
En plus de 80 minutes, le réalisateur propriétaire du texte a mis en évidence le ressentiment de la communauté envers les personnes âgées, qui s’accrochent au pouvoir et ont une soif pour lui, par l’emploi de slogans et de chants entonnés lors des marches hebdomadaires du mouvement populaire en Algérie, d’où le recours parfois, dans le sillage du travail, à des discours directs, et à des leçons de patriotisme. .
Ont participé à la pièce : Bouhjar Boutchiche, Samira Sahraoui, Bendebaba Fouad, Houria Bahloul, Rabie Oudjaout, Aïssa Chawat, Korichi Sabrina, Bachir Boudjemaa, Chahrazad Khalifa, Draoui Fathi, Besghir Abdallah, Kettari Mohamed et Benahmed Hamza.
Tandis que Sophie Abdelkader a composé la musique, et Mohamed Kettaoui pour l’exécution du décor, accompagné de Rassel Mohamed, technicien pour le son, Ben Ahmed Hamza régisseur, Amamra Samir, technicien lumières, et Bachir Boudjemaa assistant réalisateur.
Théâtre national algérien Théâtre national algérien Mahieddine Bachtarzi

